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Entretien avec Pierre Javelle (Minimiam)

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P- Qu’est-ce qui vous est arrivé avant: la photographie, les petites figurines (et votre passion pour les choses très petites), ou la passion pour la cuisine?

R- Tout est venu d’un coup! Akiko travaillait sur des livres de cuisine/recettes, et je voulais depuis longtemps travailler avec des jouets. Tout les deux nous voulions trouver quelque chose de décalée. Les figurines pour les maquettistes ferroviaires furent rapidement une évidence. Leurs tailles permettaient de rentrer dans la nourriture, et pouvait ainsi la rendre étonnante et mystérieuse.

Bien avant, lors de notre enfance, Akiko et moi eurent des expériences face aux mini univers, mais en quelques sorte, un peu comme tout les enfants. Notre lien avec la gastronomie? Nous avons été longtemps reporter pour des magazines culinaire, et encore maintenant nous travaillons toujours pour l’édition de livre de recettes. Nous sommes plus proche des bonnes tables que des galeries.

P- Il paraît dans vos photos que vous cherchez un sourire, la complicité du public. Vous jouez avec la métaphore et les jeux de mots (pour le public adulte et francophone). Qu’est-ce qui a plus de valeur dans votre production graphique?

R- Nos exigences photographiques sur le plan de la lumière rejoignent bien sûr un contrôle du cadre et de la disposition des éléments dans l’image. Donc l’aspect graphique est très important. Akiko et moi sortons tout deux d’écoles d’arts, et nous n’avons pas commencé par la photographie. D’ailleurs c’est assez étonnant comme nous nous sommes rejoins sur notre parcours, car chacun avait fait de la peinture, de la sculpture, du dessin, de la gravure, avant enfin de faire de la photographie.

Nos histoires sont ouvertes. Nous n’imposons pas un début ni une fin, juste un instant. Le spectateur, enfant, ou adulte, à la liberté de continuer l’histoire à sa guise. L’aspect anecdotique est primordial. Nous n’avons jamais fait de scène dramatique (à part dans la série Guerre) car ce n’est pas notre propos, ni notre volonté de transmettre quelque chose de lourd. Nos photos sont récréatives, et c’est peut-être un choix qui passe mal dans le monde de l’art, mais c’est assumé.

minimiam eggs

P- Quelle est la priorité de vos clients quand ils vous proposent un projet? L’humeur, la complicité, la création de nouveaux mondes…?

R- Nos clients souvent nous appellent pour illustrer des sujets, comme le ferais un graphiste ou un illustrateur. Notre signature est toujours décalée, jamais au premier degré. Il faut aller au delà de l’histoire, en amener une autre, sinon, l’image n’a pas de sens, du moins, il se limite aux éléments posés sur le plateau de prise de vue, pas plus.

P- Avez-vous fait l’expérience de l’impact de vos photos sur les enfants?

R- Les enfants, justement, lisent les images au premier degré. Cela fonctionne, mais il faut souvent leur donner le chemin pour qu’ils aillent plus loin. Néanmoins, nous avons eu des retours de travaux réalisés par des classes dans les écoles d’enfants de 6 à 10 ans (dessins, peintures, collages, etc.), le résultat est une total appropriation du concept. Donc les enfants s’approprient rapidement l’histoire, mais pour la réécrire à nouveau.

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